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Je me suis toujours émerveillée,
devant l'arbre et sa beauté.
Je l'ai toujours considéré
Comme le symbole de la vie
Pour moi,
Sans arbres
la terre serait un immense désert
Tout comme la vie sans musique
serait une nuit perpétuelle.
Chtl

L’arbre
C’est l’Arbre. Il est opaque, immobile, et vivant. Il baigne dans le ciel, il trempe dans le vent. Une nuit verte inonde en plein jour ses ramures. La moindre brise en tire un millier de murmures Et toujours quelque oiseau qui plonge dans l’air bleu ; Puis, quand le crépuscule épaissit peu à peu, Tel qu’une eau sous-marine et glauque, le silence, Lentement il le boit comme une éponge immense. Son front semble, le soir, se perdre au plus profond De l’ombre ; et par les nuits où les étoiles font Luire au travers et scintiller leurs clartés blanches, Il a l’air de porter tout le ciel dans ses branches, Il se dresse touffu, secret, vertigineux : Son tronc énorme est bossué d’énormes nœuds ; De vifs surgeons verdoient à son pied centenaire ; Chacun de ses rameaux semble un arbre ordinaire… Quelle pensée auguste et douce habite en lui ? Que rêves-tu, grande Ame encor jeune aujourd’hui Qui l’occupes du fond des temples, et t’y recueilles ? On le sent respirer, lent, de toutes ses feuilles…
Fernand Gregh
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