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Ô rage, Ô désespoir, Ô grosseur ennemie Ai-je donc tant mangé pour avoir tant grossi Et ne" m'ai-je" privé, tous ces jours de l'année Que pour voir en un jour ma balance disjoncter Mon ventre, qu'avec respect a porté mes petits Mon ventre qui tant de fois s'est empiffré l'midi Tant de fois satisfait mes envies de repas ! Trahit donc mes fringales et ne fait rien pour moi !
Ô cruel souvenir de ma minceur passée ! Diète de tant de jours, en un jour effacée Nouvelle corpulence, fatale à mon bonheur Magnifique délice où sombre mon honneur ! Faut-il en pareil cas, voir triompher Mémère, Me gaver sans remords ou jeûner de colère ! Mémère, soit donc, de mon régime aujourd'hui le témoin, Tu verras, tu verras, comme je serai demain !
Par ces vers, tu as su titiller ma fierté Malgré le choix des plats, je saurai résister Et toi, de mes exploits, tu seras tellement fière Que tes envies de glace, tu les foutras par terre Tentation... tant à craindre pour ma petite panse, Je serais cette fois pleine de persévérance Va... quitte désormais ma carcasse toute enflée Passe !!!... Pour me venger, tiens... je vais m'empiffrer !!!!!
Hi ! Hi ! Hi ! Les Mémères |